Nous continuons nos interviews des lauréats de l’Année du Volley sur notre territoire ligérien.

Cette fois-ci c’est Margaux Tison de l’ASPTT Laval qui a accepté de répondre à nos questions. 

Pourriez-vous nous contextualiser votre opération ? (date, lieu, public visé)
Nous avons réalisé un cycle de volley du 1er Mars au 5 Avril 2019, tous les vendredi matin de 10H15 à 11H30 au Gymnase du Palindrome à Laval pour des jeunes en IME, âgés de 13 à 17 ans, en situation de handicap (déficience intellectuelle).

En quoi consistait-elle?
Cette opération consistait à faire découvrir l’activité volley à un public éloigné d’une pratique d’activité physique et sportive. Nous l’avons ainsi adapté avec des ballons de soft-volley et des ballons poussins, des situations blocages ballons pour permettre un meilleur apprentissage.
A la fin du cycle, nous avons organisé un tournoi sur le thème de la « sensibilisation au handicap et inclusion ». Le tournoi était ouvert aux licenciés de l’ASPTT, aux non-licenciés et aux jeunes des IME avec qui nous avons effectué le cycle de volley. Pour permettre d’apporter un échange et l’inclusion, nous avons fait des équipes de 2 avec un jeune licencié et un jeune en situation de handicap.

Pourquoi avoir choisi de réaliser cette action au sein d’une IME ?
Le professeur d’EPS de l’IME m’a contacté pour effectuer un cycle de volley pour les jeunes âgés de 13 à 17 ans avec une déficience intellectuelle en Institut Médico-éducatif (IME).
Beaucoup de personnes en situation de handicap sont éloignées à une pratique d’activité physique et sportive. Venant d’un cursus STAPS « Activités physiques Adaptées et santé », je voulais lier volley, santé et handicap, c’est pourquoi ce projet était un bon moyen de lier toutes ces choses, montrer les vertus de l’activité physique et qu’elle est possible pour tous et ouverte à tous, en l’adaptant.
Pour aller plus loin, nous voulions sensibiliser les jeunes au handicap. En rassemblant des jeunes licenciés de l’ASPTT, des non-licenciés et les jeunes de l’IME sur le tournoi, nous avons pu voir un réel échange et partage.
Pour finir, cette action rentrait dans la politique de l’ASPTT qui tend vers l’activité physique pour tous et à destination de publics éloignés de la pratique sportive. Ce projet répondait donc parfaitement aux objectifs de l’association.

Combien de personnes ont participé à vos séances ?
Entre 12 et 15 personnes ont pratiqué à nos séances.
Sur le tournoi, un peu plus de 30 personnes ont participé.

Quelles étaient leurs réactions ?

Pour les garder attentif sur les séances, je devais changer les jeux/exercices et apporter les variantes toutes les 8-10 minutes. Ils étaient même déçus que le cycle volley se termine.Sur le tournoi, les licenciés ASPTT ont montré un réel accompagnement auprès des jeunes en situation de handicap. Il y avait de l’entraide, du partage. Ils ont trouvé cela enrichissant, une belle expérience pour eux. Les jeunes étaient motivés, une réelle envie d’apprendre le volley. 

Quel était le but de votre action ?
– Développer l’activité physique et sportive pour tous, à destination de publics éloignés de la pratique sportive.
– Initier les enfants ayant une déficience intellectuelle au volley et soft-volley.
– Mettre le sport au service de la création de lien social et de solidarité.
– Sensibiliser les jeunes du club au handicap.
– Promouvoir l’activité volley.

L’opération a-t-elle été difficile à mettre en place ?
L’opération n’a pas été difficile à mettre en place.
Le seul point plus difficile était de trouver une date pour le tournoi afin de rassembler les jeunes de l’IME et les jeunes de l’ASPTT et permettre d’avoir un nombre suffisant de participant.

Quel bilan pouvez-vous tirer ?
Cette action a été très enrichissante du début à la fin. Le tournoi a été un réel plus et j’ai pu constater une réelle solidarité, d’échange, de partage et rassembler sur un même lieu les jeunes de l’IME et les licenciés de l’ASPTT étaient vraiment enrichissant. Une action à reconduire dans les années à venir.

Quel est votre avis sur « l’Année du Volley » ?
L’Année du volley est vraiment un plus dans nos projets. C’est un moyen de mettre en place des projets innovants avec l’aide de la Fédération française de Volley.
Par exemple, s’il n’y avait pas la labellisation de « l’Année du volley », je n’aurais pas pu offrir un t-shirt et un bracelet à chaque participant du tournoi. Cette dotation a été un réel plus pour tous les jeunes. Et le bonus, avoir eu un lauréat suite au concours de l’Année du volley. Cela donne envie de continuer à développer et mettre en place d’autres projets.

Avez-vous d’autres projets pour cette année ?
En Mars 2020, l’ASPTT organise le « Sport donne des Elles » sur la Journée Internationale des Droits des femmes. Un événement dédié aux femmes avec des activités sportives gratuites.
Un village sportif sera mis en place dont la participation de l’ASPTT Volley sur cette manifestation.
Nous accueillons également les finales de coupe de France M11 Masculine en Juin 2020, nous allons essayer d’organiser des événements auprès des écoles primaires et promouvoir la Coupe de France M11M et l’activité volley.

Service Communication - Ligue Volley Ball Pays de la Loire